VertenaDemander un devisDevis

Passoire thermique interdiction location : le guide complet pour bien décider

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être loué. Ce guide sur la passoire thermique interdiction location détaille le calendrier de la loi Climat et Résilience, les barèmes MaPrimeRénov' 2026, les coûts et la procédure complète.

Vertena
auteur
2 juillet 2026
publication

La passoire thermique interdiction location n'est plus une menace théorique : depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être proposé à la location en France métropolitaine. Une passoire thermique désigne un logement très énergivore, étiqueté F ou G sur son diagnostic. Si vous êtes bailleur d'un tel bien, trois questions comptent : à quelle date votre logement devient inlouable, combien coûtent les travaux, et quelles aides réduisent votre reste à charge. Cette page pose les critères de décision, chiffre les coûts complets et vous oriente vers les cas particuliers, dans l'esprit Vertena : un conseil libre et chiffré, sans jamais survendre. Vous y trouverez le calendrier officiel, les barèmes 2026, la procédure complète et les motifs de refus que nous observons chantier après chantier.

À retenir :

  • Au 1er janvier 2025, la France comptait 3,9 millions de passoires thermiques (étiquettes F et G), soit 12,7 % des 30,9 millions de résidences principales, selon le SDES (données publiées le 12 novembre 2025).
  • La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 échelonne l'interdiction : classe G depuis le 1er janvier 2025, classe F au 1er janvier 2028, classe E au 1er janvier 2034.
  • MaPrimeRénov' Parcours accompagné finance jusqu'à 80 % du montant hors taxes, dans la limite de 40 000 € HT de dépenses, sous condition d'un gain d'au moins deux classes au diagnostic.
  • L'éco-prêt à taux zéro atteint 50 000 € sans intérêts, cumulable avec MaPrimeRénov', et la TVA sur les travaux de rénovation énergétique reste à 5,5 %.
  • Le démarchage téléphonique en rénovation énergétique est interdit depuis la loi du 24 juillet 2020 : la DGCCRF invite à consulter un conseiller France Rénov' avant tout engagement.

Passoire thermique interdiction location : ce que dit la loi Climat et Résilience

Le sujet passoire thermique interdiction location repose sur une mécanique juridique précise, souvent mal comprise. L'interdiction ne crée pas une infraction pénale nouvelle : elle passe par la notion de décence énergétique. L'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, complété par le décret décence n° 2002-120, impose au bailleur de fournir un logement décent. La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 y a ajouté un critère de performance énergétique minimale.

Concrètement, un logement qui dépasse le seuil de performance fixé n'est plus considéré comme décent, et ne peut donc plus être loué. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), document qui classe un logement de A à G selon sa consommation d'énergie et ses émissions de gaz à effet de serre, sert de juge de paix. Depuis le 1er janvier 2023, un logement consommant plus de 450 kWh d'énergie finale par mètre carré et par an était déjà exclu de la location. Au 1er janvier 2025, l'ensemble des logements classés G a basculé hors du champ locatif.

L'interdiction s'applique aux nouveaux baux, aux renouvellements et aux reconductions tacites. Un bail signé avant l'échéance se poursuit jusqu'à son terme, mais le bailleur ne peut ni le renouveler ni le reconduire tant que l'étiquette reste au niveau interdit. Le locataire d'un logement non conforme peut saisir le juge pour obtenir la réalisation des travaux, le cas échéant sous astreinte, ou une réduction de loyer. Le ministère de la Transition écologique rappelle par ailleurs que les loyers des logements F et G sont gelés depuis le 24 août 2022 : aucune indexation sur l'indice de référence des loyers n'est possible.

Il faut distinguer l'interdiction de louer de deux autres mesures qui existaient déjà. L'obligation d'un audit énergétique réglementaire lors de la vente d'un logement F ou G, en vigueur depuis avril 2023, ne concerne pas la location. Le gel des loyers, lui, s'applique à tout bail F ou G en cours. La passoire thermique interdiction location est donc la mesure la plus lourde de conséquences, car elle retire purement et simplement le bien du marché locatif à l'échéance de sa classe. Un bailleur averti ne confond pas ces trois régimes et vérifie lequel s'applique à sa situation avant d'agir.

Ce dossier réglementaire s'inscrit dans une famille plus large. Pour comprendre comment le diagnostic s'articule avec les autres obligations, consultez notre pilier Diagnostics, audits et accompagnement : tout se joue en amont, qui traite de l'audit énergétique obligatoire et de la préparation du dossier.

Quel calendrier retenir pour l'interdiction de louer un logement F ou G ?

Le calendrier de la passoire thermique interdiction location tient en trois dates, gravées dans la loi Climat et Résilience. La classe G est sortie du marché locatif le 1er janvier 2025. La classe F suivra le 1er janvier 2028. La classe E fermera la marche le 1er janvier 2034. Chaque échéance vise l'étiquette entière : le jour venu, aucun logement de la classe concernée ne peut faire l'objet d'un nouveau contrat.

Rue résidentielle française avec une maison en cours de rénovation énergétique sous échafaudage

Un élément a changé la donne début 2026. La réforme du coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, appliquée au 1er janvier 2026, a mécaniquement amélioré le classement de nombreux logements chauffés à l'électricité. Environ 700 000 habitations sont ainsi sorties du statut de passoire thermique sans le moindre travaux. Si votre logement était classé G de justesse et qu'il est chauffé à l'électricité, un nouveau diagnostic peut modifier votre situation : vérifiez-le avant d'engager un chantier.

La répartition du parc éclaire l'ampleur du chantier national. Selon le SDES, les 3,9 millions de passoires thermiques se décomposent en 7,9 % de logements classés F et 4,8 % classés G au 1er janvier 2025. Le parc social se montre plus vertueux que le privé : l'Union sociale pour l'habitat (USH) relève, à partir du tableau de bord de l'ANCOLS de décembre 2023, environ 6 % de passoires dans le logement social, contre 18,5 % dans le parc locatif privé. L'USH estime que près de 1,8 million de logements sociaux classés E, F ou G devront être rénovés d'ici 2034, pour un besoin d'investissement de l'ordre de 100 milliards d'euros sur quinze ans.

Que risque un bailleur qui loue malgré l'interdiction ? La sanction n'est pas automatique : c'est le locataire qui active le dispositif. Constatant l'indécence énergétique, il peut saisir le juge des contentieux de la protection pour exiger la mise en conformité, obtenir une réduction ou une suspension du loyer, voire des dommages et intérêts. Les débats parlementaires de 2026 ont évoqué une amende administrative pouvant atteindre 30 000 € pour encadrer plus fermement la passoire thermique interdiction location. Le risque juridique et financier est donc réel, et il s'ajoute à la perte de loyer que subit déjà le bailleur d'un logement gelé.

Pour situer précisément votre bien dans ce calendrier et confronter les étiquettes, notre comparatif passoire thermique et loi Climat détaille les seuils par classe.

Pourquoi ce sujet vous concerne, et qui est réellement visé

La question de la passoire thermique interdiction location touche d'abord les bailleurs de logements F et G, particuliers comme sociétés civiles immobilières. Un bailleur privé qui détient un studio classé G en centre-ville se retrouve, depuis 2025, dans l'impossibilité de le remettre en location au départ du locataire. Le bien n'est pas confisqué : il reste habitable et vendable, mais il quitte le marché locatif tant que son étiquette ne remonte pas.

Les profils concernés sont variés. Le propriétaire occupant n'est pas soumis à l'interdiction pour son logement principal, mais il a tout intérêt à anticiper une revente ou une mise en location future. La société civile immobilière (SCI) familiale, structure juridique fréquente pour détenir un bien à plusieurs, relève des mêmes règles que le bailleur particulier. En copropriété, la décision de rénover l'enveloppe du bâtiment relève de l'assemblée générale, ce qui allonge les délais et suppose un plan pluriannuel de travaux.

L'enjeu financier est concret. Un logement qui bascule hors location, c'est un revenu locatif interrompu, une valeur vénale sous pression et, à la revente, une décote fréquemment constatée sur les biens énergivores. À l'inverse, sortir un bien de la catégorie passoire thermique améliore le confort du locataire, sécurise le loyer et valorise le patrimoine. C'est pourquoi la passoire thermique interdiction location doit se lire comme une échéance à planifier, pas comme une sanction subie.

L'ampleur du parc concerné donne la mesure de la pression sur le marché. Avec 3,9 millions de passoires recensées par le SDES et une échéance 2028 qui frappera les logements classés F, plusieurs centaines de milliers de logements supplémentaires quitteront le marché locatif si rien n'est fait. Cette raréfaction pèse sur l'offre, en particulier dans les zones tendues, et transforme la sortie de passoire en avantage concurrentiel pour le bailleur qui s'y prend tôt. Anticiper la passoire thermique interdiction location, c'est aussi se positionner sur un marché où les biens rénovés se loueront plus vite et mieux que les logements restés énergivores.

Barèmes MaPrimeRénov' 2026 et fiches CEE applicables

Financer la sortie de la passoire thermique interdiction location passe par deux dispositifs complémentaires : MaPrimeRénov' et les certificats d'économies d'énergie. MaPrimeRénov', aide de l'État distribuée par l'Agence nationale de l'habitat, classe les ménages en quatre profils de revenus, identifiés par une couleur. C'est le premier levier de financement pour lever une passoire thermique interdiction location.

  1. Profil Bleu (très modeste). Les revenus les plus bas au sens de l'Anah, qui ouvrent droit aux taux d'aide les plus élevés.
  2. Profil Jaune (modeste). Des revenus modestes, situés juste au-dessus du seuil très modeste.
  3. Profil Violet (intermédiaire). Des revenus intermédiaires, avec des taux d'aide réduits.
  4. Profil Rose (supérieur). Au-delà des plafonds intermédiaires ; ce profil est exclu du parcours par geste depuis 2026.

Les plafonds de revenu fiscal de référence qui séparent ces profils sont révisés chaque année, majorés en Île-de-France et relevés selon la composition du foyer. Les montants exacts figurent sur le barème officiel de France Rénov', que vous consultez avant tout dépôt de dossier.

Deux parcours coexistent. Le Parcours par geste finance des travaux isolés : pour une pompe à chaleur air-eau, le forfait atteint 5 000 € pour un ménage très modeste, 4 000 € pour un ménage modeste et 3 000 € pour un ménage intermédiaire. Le Parcours accompagné, dédié à la rénovation d'ampleur, couvre jusqu'à 80 % du montant hors taxes, dans la limite de 40 000 € HT de dépenses éligibles, à condition de gagner au moins deux classes au diagnostic.

Les certificats d'économies d'énergie (CEE), dispositif qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des travaux via des fiches d'opération standardisée répertoriées par l'ADEME, se cumulent avec MaPrimeRénov'. Chaque geste, isolation des combles, installation d'une pompe à chaleur, ventilation, correspond à une fiche précise qui détermine le montant de la prime. La pompe à chaleur (PAC) air-eau, équipement qui capte les calories de l'air extérieur pour chauffer l'eau du circuit de chauffage, illustre bien le levier : Uniclima relève un coefficient de performance minimal acceptable de 3,5 en conditions A7/W35, les meilleures machines atteignant 5,0 à 5,5. Le marché a représenté 179 377 pompes air-eau vendues en 2025.

Une étape conditionne tout le reste : Mon Accompagnateur Rénov', tiers de confiance agréé par l'État, est obligatoire pour le Parcours accompagné. Il réalise l'audit, valide le scénario de travaux et suit la cohérence technique du projet jusqu'à sa réception. Son coût est lui-même partiellement pris en charge par l'Anah selon le profil de revenu. Pour un bailleur, cet accompagnement n'est pas une formalité : c'est lui qui garantit que le gain de deux classes visé sera bien atteint, condition sans laquelle l'aide n'est pas versée.

Pour vérifier précisément à quel profil et à quels forfaits vous avez droit, notre fiche éligibilité à l'interdiction de location détaille les conditions par situation.

Combien coûtent les travaux, du geste ciblé à la rénovation d'ampleur

Le coût est la première inquiétude des bailleurs confrontés à la passoire thermique interdiction location, et la réponse dépend de l'ampleur du chantier. Un geste isolé se chiffre en milliers d'euros, une rénovation d'ampleur en dizaines de milliers. Voici les fourchettes indicatives que nous constatons, hors aides, à confronter avec un devis détaillé.

Poste de travauxCoût indicatif (hors aides)Ordre de grandeur de l'aide publique
Isolation des murs par l'extérieur100 à 150 € par m² de murForfait MaPrimeRénov' par geste + CEE
Isolation de la toiture ou des combles100 à 150 € par m² de surfaceForfait MaPrimeRénov' par geste + CEE
Pompe à chaleur air-eau12 000 à 16 000 €3 000 à 5 000 € selon le profil de revenu
Ventilation mécanique contrôlée3 000 à 6 000 €Forfait par geste + CEE
Rénovation d'ampleur (gain de 2 classes)400 à 1 000 € par m²Jusqu'à 80 % du HT plafonné à 40 000 € HT

Ces ordres de grandeur recoupent les fourchettes publiées par les acteurs du secteur et les études comparatives de l'UFC-Que Choisir, qui rappelle régulièrement que le reste à charge reste souvent sous-estimé par les ménages. Pour une maison individuelle de 100 m² classée F, une rénovation d'ampleur visant la classe D se situe fréquemment entre 40 000 et 90 000 € de travaux.

Technicien installant des panneaux d'isolation thermique par l'extérieur sur une maison

Le reste à charge, c'est-à-dire la part qui demeure à votre charge une fois les aides déduites, est encadré. Un mécanisme d'écrêtement garantit un reste à charge minimal : 10 % du montant pour un ménage très modeste, 25 % pour un ménage modeste. Autrement dit, même largement aidé, un bailleur conserve toujours une part du financement, ce qui protège l'argent public et responsabilise le maître d'ouvrage. Pour chiffrer votre propre situation, appuyez-vous sur notre simulation chiffrée dédiée.

Comment cumuler MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ et TVA à 5,5 %

Le cumul des aides est le vrai levier pour sortir de la passoire thermique interdiction location sans mobiliser toute votre trésorerie. Quatre dispositifs s'articulent. MaPrimeRénov' et les CEE se cumulent directement, dans la limite de l'écrêtement. L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), prêt sans intérêts destiné à financer le reste à charge, atteint 50 000 € pour une rénovation globale permettant un gain d'au moins deux classes. Enfin, la TVA à taux réduit de 5,5 % s'applique aux travaux de rénovation énergétique, contre 20 % pour un chantier classique.

À ces quatre dispositifs nationaux s'ajoutent des aides locales que beaucoup de bailleurs oublient. Régions, départements, intercommunalités et communes proposent des primes complémentaires, et certaines collectivités votent une exonération temporaire de taxe foncière pour les logements rénovés. Ces aides varient d'un territoire à l'autre et se cumulent, dans la limite de l'écrêtement, avec les aides nationales. Un conseiller France Rénov' recense les dispositifs actifs dans votre commune : c'est un réflexe à intégrer dès la phase de simulation, car ces coups de pouce locaux abaissent encore le reste à charge d'une sortie de passoire thermique.

Le cumul éco-PTZ et MaPrimeRénov' obéit à deux conditions, précisées par France Rénov' : la notification de l'Anah doit dater de moins de six mois, et les travaux ne doivent pas avoir commencé depuis plus de trois mois. La banque n'analyse alors que votre solvabilité, le montant des travaux éligibles étant déjà validé.

Prenons un exemple chiffré. Un bailleur au profil très modeste engage une rénovation d'ampleur de 40 000 € HT sur un logement classé F, avec un gain visé de deux classes. Au taux maximal de 80 %, MaPrimeRénov' Parcours accompagné apporte 32 000 €. L'écrêtement garantissant un reste à charge d'au moins 10 %, l'ensemble des aides ne dépassera pas 36 000 €, laissant environ 4 000 € à financer, montant qu'un éco-PTZ couvre intégralement. La TVA à 5,5 %, appliquée en amont sur la facture, allège encore la dépense par rapport à un taux plein. Cet enchaînement, MaPrimeRénov' puis CEE, puis éco-PTZ pour le solde, sous TVA réduite, constitue le montage type d'une sortie de passoire réussie pour un ménage aux revenus modestes.

Le calcul diffère pour un geste isolé. Un bailleur au profil modeste qui installe une pompe à chaleur air-eau à 14 000 € reçoit un forfait MaPrimeRénov' de 4 000 €, complété par une prime CEE dont le montant dépend de la fiche d'opération standardisée et de la zone climatique. La TVA à 5,5 % s'applique sur l'ensemble de la facture. Le reste à charge, une fois ces deux aides déduites, tombe fréquemment sous les 8 000 €, montant lui aussi finançable par un éco-PTZ. Cet exemple montre qu'un geste bien choisi, sur un logement classé F proche du seuil, peut suffire à lever la passoire thermique interdiction location sans engager une rénovation d'ampleur. Le détail des combinaisons figure dans notre fiche sur les pièces du dossier complet.

Procédure pas à pas : de la simulation au versement de la prime

La procédure administrative de sortie d'une passoire thermique interdiction location rebute par sa longueur, mais elle suit un ordre stable. Voici les huit étapes que nous accompagnons, de la première simulation au versement du solde.

  1. Simulation en ligne. Estimez vos droits sur le simulateur officiel de France Rénov', avant tout contact commercial.
  2. Audit énergétique. Pour une rénovation d'ampleur, un audit établit l'état initial et le scénario de travaux permettant le gain de classes visé.
  3. Choix d'un artisan RGE. Le label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) conditionne l'accès à la quasi-totalité des aides ; sans lui, aucune prime.
  4. Dépôt du dossier avant travaux. La demande MaPrimeRénov' se dépose et se fait notifier avant le démarrage du chantier, jamais après.
  5. Mobilisation de Mon Accompagnateur Rénov'. Pour le Parcours accompagné, ce tiers de confiance, obligatoire, valide le projet et suit sa cohérence technique.
  6. Réalisation des travaux. L'artisan RGE exécute les gestes prévus dans le calendrier du dossier.
  7. Dépôt des factures. Les factures détaillées et l'attestation de fin de travaux déclenchent l'instruction du versement.
  8. Versement de la prime. Le paiement intervient officiellement sous deux à quatre semaines après un dossier complet.

Un mot sur les délais réels : au-delà du texte, les versements constatés début 2026 s'établissent autour de trois mois pour un geste isolé et jusqu'à six mois pour une rénovation d'ampleur, en raison du stock de dossiers. Anticipez cette trésorerie, surtout si vous financez le reste à charge par un éco-PTZ dont le déblocage suit son propre calendrier. Un retour d'expérience détaillé est disponible dans notre fiche retour d'expérience sur l'interdiction de location.

Quelle stratégie de travaux choisir selon votre logement et votre profil ?

Face à la passoire thermique interdiction location, deux voies s'ouvrent, et le bon choix dépend de l'écart entre l'étiquette actuelle et l'objectif. La première voie, le geste ciblé, convient à un logement classé F proche du seuil, qu'un ou deux travaux suffisent à faire remonter d'une classe. La seconde, la rénovation d'ampleur, s'impose pour un logement classé G ou une passoire profonde, où seul un bouquet de travaux coordonnés atteint le niveau requis.

Le geste ciblé présente un avantage de trésorerie et de rapidité. Remplacer une chaudière fioul par une pompe à chaleur air-eau, ou isoler des combles perdus, se décide vite, se pose en quelques jours et déclenche un forfait MaPrimeRénov' par geste cumulé aux CEE. Son inconvénient : sur un logement classé G, un geste isolé ne suffit presque jamais à sortir de la catégorie passoire, car les déperditions restent multiples.

La rénovation d'ampleur coûte davantage et mobilise Mon Accompagnateur Rénov', mais elle traite l'enveloppe dans son ensemble et sécurise le gain de deux classes ou plus. Son taux d'aide, jusqu'à 80 % du montant hors taxes pour un ménage très modeste, en fait souvent l'option la plus rentable rapportée au résultat obtenu. Pour un bailleur qui veut solder définitivement la question de la passoire thermique interdiction location, plutôt que de repousser l'échéance de 2028 à 2034, c'est la voie la plus sûre.

Le profil de revenu tranche fréquemment l'arbitrage. Un ménage très modeste ou modeste maximise son intérêt en visant le Parcours accompagné, fortement subventionné. Un ménage intermédiaire pèsera davantage le reste à charge et pourra combiner deux gestes structurants. Le profil supérieur, exclu du parcours par geste depuis 2026, se concentre sur la rénovation d'ampleur et l'éco-PTZ. Dans tous les cas, un audit préalable objective la décision et évite d'engager des travaux qui ne feraient pas franchir le seuil de sortie de passoire.

Passoire thermique interdiction location : pièges et motifs de refus fréquents

Sur le terrain, la passoire thermique interdiction location bute moins sur les travaux que sur la complétude du dossier. Voici les motifs de refus que nous rencontrons le plus souvent, et la méthode Vertena pour les éviter.

  1. Travaux démarrés avant la notification. C'est le refus le plus fréquent : engager le chantier avant l'accord de l'Anah annule le droit à la prime.
  2. Artisan non RGE pour le geste concerné. Le label RGE est délivré par domaine de travaux ; un artisan RGE en isolation ne couvre pas forcément la pompe à chaleur.
  3. Gain de classes insuffisant. En rénovation d'ampleur, ne pas atteindre les deux classes promises fait tomber le Parcours accompagné.
  4. Devis imprécis. Un devis sans surface, sans référence de matériau ou sans performance chiffrée est retoqué à l'instruction.
  5. Pièces justificatives manquantes. Avis d'imposition, titre de propriété, RIB : une pièce absente suspend le dossier plusieurs semaines.

La vigilance vaut aussi contre la fraude. La DGCCRF alerte sur les pratiques trompeuses en rénovation énergétique et rappelle que le démarchage téléphonique est interdit depuis la loi du 24 juillet 2020. Un acteur qui vous appelle sans sollicitation, se présente comme un organisme public ou promet une rénovation « à 1 € » sort du cadre légal. La consigne officielle est simple : passer par un conseiller France Rénov' avant tout engagement, et signaler tout abus via la plateforme SignalConso.

Trois cas concrets suivis par Vertena

L'expérience de terrain vaut mieux qu'une théorie. Voici trois opérations réelles, anonymisées, qui illustrent la sortie de la passoire thermique interdiction location selon les profils, avec leurs coûts et leurs délais réels.

Une maison individuelle de 95 m², classée G, à Roanne, détenue par un bailleur au profil modeste. Isolation des combles, remplacement d'une chaudière fioul par une pompe à chaleur air-eau et pose d'une ventilation. Durée du chantier : 3 jours de pose après visite technique. Coût des travaux : 21 000 €. Résultat : reclassement du diagnostic de G à D, logement de nouveau louable.

Un appartement de 48 m², classé F, en copropriété à Nantes, détenu en SCI familiale. Isolation par l'intérieur des murs donnant sur l'extérieur et installation d'une ventilation performante, en attendant l'isolation collective votée en assemblée générale. Durée : 2 jours. Coût : 9 400 €. Résultat : passage de F à E, gel de loyer levé.

Une maison de 120 m², classée F, près de Limoges, en rénovation d'ampleur. Isolation des murs par l'extérieur, pompe à chaleur air-eau, ventilation double flux et audit énergétique complet. Durée : chantier étalé sur 5 semaines. Coût : 52 000 € avant aides, dont une part substantielle couverte par le Parcours accompagné et un éco-PTZ. Résultat : gain de trois classes, de F à C.

Comment Vertena vous accompagne face à l'interdiction de location

Vertena est un artisan RGE Qualibat qui exécute ses chantiers en propre, sans intermédiation. Face à la passoire thermique interdiction location, notre promesse est un conseil libre et chiffré, une pédagogie sur chaque pièce du dossier et un suivi réel jusqu'à la réception des travaux.

Diagnostic et conseil chiffré. Nous établissons un devis sous 48 heures et une visite technique sous 7 jours, pour poser un chiffrage clair avant toute décision. Vous savez dès le départ quel gain de classe est atteignable et quel reste à charge vous attend.

Maîtrise d'ouvrage et pose en propre. Nos équipes posent en 1 à 3 jours après la visite, sur l'ensemble de nos gestes : pompes à chaleur air-eau, isolation par l'extérieur, ventilation, photovoltaïque. Nous avons installé 218 pompes à chaleur sur le seul mois en cours et ouvrons 47 chantiers par semaine, sur 12 régions actives depuis 2019.

Montage et suivi du dossier d'aides. Nous montons le dossier MaPrimeRénov', les CEE et l'éco-PTZ, en veillant à la complétude qui évite les refus, pièce maîtresse d'une sortie réussie de passoire thermique interdiction location. Notre sérieux sur la constitution des pièces se traduit par un taux d'approbation élevé des dossiers déposés. Pour lancer votre projet, commencez par une simulation chiffrée de votre situation, puis échangeons sur le scénario le plus adapté à votre logement.

FAQ : passoire thermique interdiction location

Un logement classé G est-il vraiment interdit à la location en 2026 ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne satisfait plus au critère de décence énergétique et ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail, d'un renouvellement ou d'une reconduction tacite. Les baux signés avant cette date se poursuivent jusqu'à leur terme, mais ne peuvent être renouvelés tant que l'étiquette reste au niveau G.

Quelles sont les prochaines échéances pour les classes F et E ?

La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 fixe deux échéances supplémentaires. Les logements classés F seront interdits à la location au 1er janvier 2028, et les logements classés E au 1er janvier 2034. Chaque bailleur a donc intérêt à planifier ses travaux en fonction de l'étiquette actuelle de son bien et de la date butoir correspondante.

Un propriétaire occupant est-il concerné par l'interdiction ?

Non, l'interdiction ne vise que la mise en location. Un propriétaire qui occupe son logement peut continuer à y vivre quelle que soit son étiquette. Il reste toutefois pertinent d'anticiper : en cas de revente future, un bien énergivore subit une décote, et une mise en location ultérieure serait bloquée tant que le diagnostic n'aura pas progressé.

Quel budget prévoir pour sortir un logement du statut de passoire ?

Le budget dépend de l'ampleur. Un geste isolé, comme une pompe à chaleur air-eau, se situe entre 12 000 et 16 000 € avant aides. Une rénovation d'ampleur visant un gain de deux classes se chiffre généralement entre 400 et 1 000 € par mètre carré. Les aides publiques, MaPrimeRénov', CEE et éco-PTZ, réduisent fortement ce montant, avec un reste à charge encadré par l'écrêtement.

Combien de temps pour recevoir MaPrimeRénov' après les travaux ?

Officiellement, le versement intervient sous deux à quatre semaines après la transmission d'un dossier complet. Dans les faits, début 2026, les délais constatés atteignaient environ trois mois pour un geste isolé et jusqu'à six mois pour une rénovation d'ampleur, en raison du volume de dossiers en instruction. Il faut donc prévoir la trésorerie correspondante.

Une SCI ou une copropriété peut-elle bénéficier des aides ?

Oui, mais les modalités diffèrent. Une société civile immobilière soumise à l'impôt sur le revenu accède à MaPrimeRénov' pour ses logements mis en location, dans les mêmes conditions de profil que les bailleurs particuliers. En copropriété, les travaux sur les parties communes relèvent de MaPrimeRénov' Copropriété, une aide collective votée en assemblée générale et complétée par les CEE. Chaque copropriétaire peut, en parallèle, financer les travaux dans ses parties privatives. L'accompagnement par un professionnel est vivement conseillé pour articuler ces deux niveaux.

Comment éviter les arnaques à la rénovation énergétique ?

La DGCCRF recommande trois réflexes : ne jamais donner suite à un démarchage téléphonique, interdit depuis la loi du 24 juillet 2020 ; consulter un conseiller France Rénov' avant tout engagement ; et se méfier des offres « à 1 € » ou des acteurs se faisant passer pour un organisme public. Tout abus se signale sur la plateforme SignalConso.

Conclusion

La passoire thermique interdiction location est une échéance qui se prépare, pas une fatalité. Le cadre est clair : la classe G est déjà exclue de la location depuis 2025, la classe F le sera en 2028 et la classe E en 2034, au titre de la loi Climat et Résilience. Entre ces dates, les leviers existent : un diagnostic à jour, un scénario de travaux qui vise le gain de classes, et un cumul d'aides, MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ et TVA à 5,5 %, qui ramène le reste à charge à une part maîtrisable. La vraie difficulté n'est pas technique mais administrative : un dossier complet, déposé avant travaux, avec un artisan RGE, évite l'essentiel des refus. Anticiper aujourd'hui la passoire thermique interdiction location, c'est sécuriser votre revenu locatif et valoriser durablement votre patrimoine.

À lire également :

Sources :

Demander un devis sous 48 heures.

Vos engagements, nos engagements.

Vertena pose, Vertena monte le dossier, Vertena suit. Aucune sous-traitance sur la pose, aucun démarchage commercial sortant, aucune revente de vos données. Notre conseillère vous rappelle nominativement sous 48 heures.

  • Devis détaillé, prix matériel et pose visibles
  • RGE Qualibat, NF PAC, garantie décennale
  • Aides obtenues de A à Z
  • Données jamais revendues
réponse sous 48 heures · pas de démarchage · données jamais revendues