Le decret tertiaire deet obligation impose à tout bâtiment à usage tertiaire de plus de 1 000 m² de réduire sa consommation d'énergie finale de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Cette obligation, codifiée aux articles R. 174-22 à R. 174-32 du Code de la construction et de l'habitation, concerne aussi bien les propriétaires que les exploitants, publics comme privés. Chaque année, avant le 30 septembre, les consommations doivent être déclarées sur la plateforme OPERAT gérée par l'ADEME. En cas d'oubli, l'amende administrative atteint 7 500 € pour une personne morale. Ce guide sur le decret tertiaire deet obligation détaille le périmètre exact, le calendrier officiel, les deux méthodes de calcul, les coûts réels, les aides mobilisables et les motifs de refus les plus fréquents, avec la méthode Vertena pour un dossier accepté du premier coup.
À retenir :
- L'obligation vise tout bâtiment tertiaire de plus de 1 000 m² : réduction de 40 % de la consommation d'énergie finale d'ici 2030 par rapport à une année de référence postérieure à 2010 (arrêté du 10 avril 2020).
- La déclaration annuelle sur OPERAT est due avant le 30 septembre : les consommations 2025 se déclarent avant le 30 septembre 2026.
- Le non-respect expose à une amende de 1 500 € (personne physique) ou 7 500 € (personne morale) et à la publication du nom sur un site de l'État.
- Début 2026, environ 340 000 entités assujetties sont enregistrées sur OPERAT et près de la moitié des bâtiments déclarés ont déjà atteint l'objectif 2030 (ADEME).
- MaPrimeRénov' et la TVA à 5,5 % ne financent pas le tertiaire : les leviers sont les CEE, le Fonds Chaleur de l'ADEME et l'éco-prêt.
Le decret tertiaire deet obligation : définition et cadre légal
Le décret tertiaire est le nom courant du Dispositif Éco Énergie Tertiaire (DEET), un ensemble de règles qui obligent les bâtiments tertiaires à diminuer durablement leur consommation d'énergie. Il découle du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019, pris en application de l'article 175 de la loi ELAN du 23 novembre 2018, et il est entré en vigueur le 1er octobre 2019. La loi Climat et résilience du 22 août 2021 en a élargi le périmètre à l'ensemble des bâtiments existants. Le ministère de la Transition écologique rappelle, sur son portail Éco Énergie Tertiaire, que le dispositif vise une réduction de la consommation d'énergie finale de tout le parc tertiaire.
Trois sigles reviennent en permanence et méritent d'être posés dès le départ. Le DEET désigne le dispositif lui-même. La plateforme OPERAT (Observatoire de la performance énergétique, de la rénovation et des actions du tertiaire) est l'outil public, opéré par l'ADEME, sur lequel chaque acteur déclare ses consommations. L'EFA (entité fonctionnelle assujettie) correspond à l'unité déclarée, c'est-à-dire un bâtiment ou une partie de bâtiment rattaché à une activité tertiaire donnée. Comprendre le decret tertiaire deet obligation, c'est d'abord maîtriser ce vocabulaire, car chaque erreur de périmètre se paie plus tard par un refus de dossier.
L'enjeu est loin d'être marginal. Le secteur tertiaire pèse environ 15 % de la consommation finale d'énergie en France, ce qui en fait une cible prioritaire de la Stratégie nationale bas carbone. C'est précisément pour tracer et piloter cet effort que la déclaration annuelle a été rendue obligatoire, année après année. Ce hub s'inscrit dans une démarche plus large : pour situer le decret tertiaire deet obligation dans l'ensemble des contrôles réglementaires, consultez notre pilier dédié à préparer vos diagnostics, audits et accompagnement.

Qui est assujetti et selon quel calendrier officiel ?
Sont assujettis tous les bâtiments, parties de bâtiment ou ensembles de bâtiments hébergeant des activités tertiaires sur une surface de plancher cumulée égale ou supérieure à 1 000 m². Le seuil s'apprécie par cumul : trois plateaux de bureaux de 400 m² dans le même immeuble déclenchent l'obligation, même si chaque lot pris isolément reste sous la barre. Bureaux, commerces, entrepôts logistiques, établissements d'enseignement, hôtels, cliniques, administrations et locaux publics entrent dans le champ. Le vouvoiement s'impose ici, car le lecteur type est un gestionnaire de patrimoine tertiaire qui engage sa responsabilité et celle de sa structure.
Quelques catégories échappent au dispositif, et il est prudent de les connaître avant de conclure à l'assujettissement. Sont exclus du decret tertiaire deet obligation les constructions provisoires autorisées à titre précaire, les lieux de culte, ainsi que les bâtiments accueillant des activités opérationnelles de défense, de sécurité civile ou de sûreté intérieure du territoire. Un local de stockage sans usage tertiaire régulier ou une surface technique non chauffée peut également sortir du calcul. Chaque exclusion se justifie au dossier : à défaut, l'administration considère la surface comme assujettie et attend la déclaration correspondante.
Le decret tertiaire deet obligation repose sur un calendrier à trois jalons, gravés dans le Code de la construction et de l'habitation. La consommation d'énergie finale doit baisser de 40 % en 2030, de 50 % en 2040 et de 60 % en 2050. Ces objectifs s'apprécient par rapport à une année de référence pleine, librement choisie par le déclarant, à condition qu'elle soit postérieure à 2010. À côté de ce calendrier de fond, un rendez-vous administratif revient chaque année : la déclaration des consommations de l'année écoulée doit être validée sur OPERAT avant le 30 septembre. Les consommations de 2025 se déclarent ainsi avant le 30 septembre 2026.
La question du responsable revient sans cesse. Propriétaire occupant, bailleur, société civile immobilière ou copropriété : l'obligation pèse conjointement sur le propriétaire et l'exploitant, à charge pour eux de répartir contractuellement les tâches. Un bail commercial doit désormais préciser qui collecte les données, qui déclare et qui pilote les travaux, sous peine de blocage réciproque. Le decret tertiaire deet obligation ne distingue pas selon le statut : dès que le seuil de surface est franchi, la déclaration est due. Avant d'engager la moindre dépense, il est utile de vérifier votre éligibilité au décret tertiaire et d'identifier précisément le périmètre déclaré, poste par poste.
Quels objectifs viser : méthode relative ou valeur absolue ?
L'arrêté du 10 avril 2020, dit arrêté « méthode », fixe deux façons d'atteindre l'obligation, au libre choix du déclarant. La première, la méthode en valeur relative (notée Crelat), consiste à réduire la consommation d'un pourcentage donné par rapport à l'année de référence : 40 % en 2030, puis 50 % et 60 %. La seconde, la méthode en valeur absolue (notée Cabs), consiste à atteindre un seuil de consommation exprimé en kWh par mètre carré et par an, défini par catégorie d'activité et par zone climatique. Un même exploitant peut retenir la méthode la plus favorable bâtiment par bâtiment, ce que le texte de l'arrêté du 10 avril 2020 publié au Journal officiel autorise explicitement.
Le choix entre ces deux voies n'est pas anodin et détermine tout le reste du dossier. La méthode relative avantage les bâtiments historiquement énergivores, dont l'année de référence élevée rend le pourcentage de baisse plus facile à atteindre. La méthode absolue protège au contraire les bâtiments déjà sobres, pour lesquels un objectif en pourcentage serait quasi inatteignable. Ce tableau synthétise les critères de décision propres au decret tertiaire deet obligation.
| Critère | Méthode relative (Crelat) | Méthode absolue (Cabs) |
|---|---|---|
| Principe | Baisse en % vs année de référence | Seuil fixe en kWh/m²/an |
| Année de référence | Une année pleine postérieure à 2010 | Sans objet |
| Bâtiment favorisé | Historiquement énergivore | Déjà performant |
| Objectif 2030 | 40 % de baisse | Valeur absolue par activité |
| Risque principal | Année de référence mal justifiée | Seuil sectoriel non atteignable |
La sélection de l'année de référence est le point de bascule le plus fréquent. Une année anormalement froide ou marquée par une forte activité gonfle la consommation de base et facilite l'atteinte de l'objectif, mais elle doit rester justifiable par des factures réelles. Les modulations pour contraintes techniques, patrimoniales ou pour volume d'activité existent, mais elles se documentent au dossier, pièces à l'appui. Pour comparer concrètement les deux logiques sur votre propre bâtiment, notre comparatif décret tertiaire DEET déroule un cas chiffré complet.
Combien coûte réellement la mise en conformité ?
La mise en conformité ne se résume pas à une déclaration administrative : elle suppose des travaux dont le coût varie fortement selon l'état initial du bâtiment. Un premier poste concerne le pilotage : l'installation d'un système de gestion technique du bâtiment (GTB), rendue obligatoire par le décret BACS pour de nombreux bâtiments tertiaires, se situe généralement entre 8 et 25 € par mètre carré. Un audit énergétique réglementaire préalable, indispensable pour cibler les gestes utiles, représente de son côté un budget de 2 000 à 10 000 € selon la surface et la complexité des usages. Ces montants restent modestes au regard des économies attendues, mais ils conditionnent la pertinence de tout le programme.
Les gestes lourds pèsent l'essentiel de la facture. À titre indicatif, l'isolation thermique par l'extérieur se chiffre entre 120 et 200 € le mètre carré de façade, le remplacement d'une chaufferie fioul par une pompe à chaleur air/eau collective de 60 à 110 € le mètre carré chauffé, et le relamping complet en éclairage LED piloté de 15 à 40 € le mètre carré. Sur un immeuble de bureaux de 2 000 m², un programme combinant pilotage, éclairage et chauffage se situe couramment entre 250 000 et 500 000 €, avant déduction des aides. Le reste à charge, une fois les CEE et les aides déduits, se réduit fréquemment de 20 à 40 % selon le geste et le profil du maître d'ouvrage.

Le retour sur investissement s'apprécie sur la durée, pas à la signature du devis. La baisse de consommation constatée sur OPERAT à périmètre constant atteint déjà 26 % après correction climatique par rapport à la période 2010-2019, selon le bilan publié par l'ADEME début 2026. Autrement dit, la trajectoire des 40 % en 2030 fixée par le decret tertiaire deet obligation est atteignable pour une majorité de bâtiments qui pilotent leurs travaux dans le temps. Pour chiffrer votre propre situation avant tout engagement, appuyez-vous sur une simulation chiffrée de votre obligation, poste par poste et geste par geste.
Aides et financement du decret tertiaire deet obligation
Une confusion coûte cher aux gestionnaires tertiaires : MaPrimeRénov' et la TVA à 5,5 % ne s'appliquent pas aux bâtiments tertiaires. MaPrimeRénov', versée par l'Anah, cible les logements résidentiels de plus de quinze ans et se décline par profils de revenus (Bleu, Jaune, Violet, Rose). La TVA réduite à 5,5 % concerne, elle aussi, les travaux d'amélioration énergétique dans les logements. Un bureau, un commerce ou un entrepôt n'y a pas droit. Le confondre, c'est bâtir un plan de financement qui s'effondre à la première vérification. Le levier central du decret tertiaire deet obligation s'appelle ailleurs.
Les certificats d'économies d'énergie (CEE) sont le premier financeur de l'obligation. Ce dispositif oblige les fournisseurs d'énergie à financer des travaux d'économie d'énergie chez les consommateurs, via des fiches d'opérations standardisées. Pour le tertiaire, les fiches « BAT » couvrent l'essentiel des gestes : la BAT-TH-163 pour une pompe à chaleur air/eau, la BAT-TH-164 pour une pompe à chaleur eau/eau, ou encore l'isolation et l'éclairage performant. Ces aides se cumulent avec le Fonds Chaleur de l'ADEME, qui soutient les réseaux et les énergies renouvelables thermiques, ainsi qu'avec des aides régionales, à la seule condition de ne pas financer deux fois la même dépense. Ce point de cumul mérite une lecture attentive : nos repères sur le cumul des aides pour le décret tertiaire détaillent les combinaisons autorisées.
Une obligation connexe se greffe souvent sur le même bâtiment. La loi APER du 10 mars 2023, à son article 40, impose des ombrières photovoltaïques sur les parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m², sur au moins 50 % de la superficie, avec une échéance au 1er juillet 2028 pour les parkings de 1 500 à 10 000 m². Les obligations d'ombrières photovoltaïques détaillées par les services de l'État précisent le calendrier exact. Traiter le decret tertiaire deet obligation et la loi APER dans un même plan pluriannuel évite deux chantiers séparés et deux immobilisations.
Un exemple chiffré éclaire le cumul. Pour un supermarché de 1 800 m² remplaçant son éclairage et sa production de froid, un programme de 210 000 € peut mobiliser environ 55 000 € de CEE et 20 000 € d'aide régionale, ramenant le reste à charge à 135 000 €, soit une baisse de 36 % de la facture. Ce montage, une fois les gestes déclarés sur OPERAT, contribue directement à l'objectif de 40 % en 2030.
Décret BACS, GTB et obligations connexes à ne pas oublier
Le decret tertiaire deet obligation ne vit pas seul : il s'articule avec le décret BACS (Building Automation and Control Systems), qui impose un système de gestion technique du bâtiment. Le décret BACS, issu du décret n° 2020-887 du 20 juillet 2020, oblige les bâtiments tertiaires équipés de systèmes de chauffage ou de climatisation de plus de 290 kW à installer une GTB depuis le 1er janvier 2025. Pour la tranche de puissance comprise entre 70 et 290 kW, l'échéance, d'abord fixée à 2027, a été reportée au 1er janvier 2030. Cette automatisation du pilotage énergétique alimente directement la trajectoire de baisse : un bâtiment bien régulé économise couramment 10 à 20 % de sa consommation sans travaux lourds.
La cohérence entre ces dispositifs conditionne le succès du programme. La GTB fournit les données de consommation fines qui nourrissent la déclaration OPERAT, tandis que les gestes financés par les CEE font baisser la courbe déclarée. Négliger l'un fragilise l'autre : une déclaration OPERAT sans pilotage repose sur des relevés manuels imprécis, et un investissement dans le pilotage sans stratégie de réduction ne suffit pas à tenir l'échéance 2030. Le decret tertiaire deet obligation gagne donc à être traité comme un plan pluriannuel unique, intégrant BACS, loi APER et gestes CEE, plutôt qu'en interventions dispersées.
Procédure pas à pas : de l'audit à la déclaration OPERAT
La conformité suit une séquence logique qu'il vaut mieux dérouler dans l'ordre, chaque étape conditionnant la suivante. Voici les huit points à traiter méthodiquement pour respecter le decret tertiaire deet obligation.
- Recenser le patrimoine assujetti. Identifiez chaque bâtiment ou partie de bâtiment de plus de 1 000 m² à usage tertiaire et rattachez chacun à son activité, afin de définir les entités fonctionnelles assujetties à déclarer.
- Réaliser un audit énergétique. Faites établir un état des lieux des consommations et un plan d'actions hiérarchisé par temps de retour, base de toute la trajectoire.
- Choisir la méthode et l'année de référence. Arbitrez entre valeur relative et valeur absolue, puis sélectionnez une année de référence postérieure à 2010, justifiable par des factures.
- Créer le compte OPERAT. Ouvrez l'accès sur la plateforme de l'ADEME, renseignez les surfaces, les activités et les données de l'année de référence.
- Programmer les travaux. Séquencez les gestes du plus rentable au plus lourd : pilotage, éclairage, ventilation, isolation, puis chauffage et énergies renouvelables.
- Monter les dossiers d'aides. Constituez les demandes de CEE et de Fonds Chaleur avant le début des travaux, la date d'engagement conditionnant l'éligibilité.
- Déclarer chaque année avant le 30 septembre. Saisissez les consommations réelles de l'année écoulée et vérifiez la validation, qui génère l'attestation annuelle.
- Suivre la trajectoire. Comparez la consommation déclarée à l'objectif et ajustez le plan d'actions si l'écart se creuse.
Ce séquençage protège des deux erreurs les plus onéreuses : engager des travaux avant de déposer les dossiers d'aides, ce qui annule le droit aux CEE, et déclarer sans avoir consolidé les données, ce qui invalide la déclaration. Pour ne rien oublier au moment du dépôt, appuyez-vous sur la liste des pièces attendues afin de constituer un dossier complet et recevable.
Pièges et motifs de refus : la méthode Vertena
L'encart des erreurs à éviter mérite d'être lu deux fois, car il concentre les motifs de rejet observés sur le terrain. La première erreur est l'année de référence mal choisie ou non justifiée : sans factures cohérentes, la base de calcul est réputée invalide et l'objectif devient inatteignable. La deuxième est le périmètre déclaré incomplet, qui oublie des surfaces annexes ou mélange des activités, faussant le seuil des 1 000 m². La troisième est le calendrier manqué : une déclaration déposée après le 30 septembre expose à la mise en demeure, puis à la sanction. La quatrième est le montage financier bâti sur des aides résidentielles inexistantes en tertiaire, comme MaPrimeRénov' ou la TVA à 5,5 %.
Ces fragilités ne sont pas anecdotiques. La Cour des comptes, dans son rapport « La rénovation énergétique des bâtiments » de septembre 2024, pointe un pilotage insuffisant et des données du tertiaire diffus trop imprécises pour suivre la trajectoire. Le rapport de la Cour des comptes sur la rénovation énergétique formule sept recommandations, dont un meilleur ciblage des CEE. Autrement dit, un dossier solide et complet reste la meilleure protection contre un cadre encore mouvant.
La méthode Vertena consiste à sécuriser chaque point de blocage avant qu'il ne devienne un refus. Le principe de sanction du decret tertiaire deet obligation est explicite : à défaut de déclaration, le préfet adresse une mise en demeure laissant trois mois pour se conformer, puis peut publier le nom du contrevenant sur un site de l'État et prononcer une amende administrative de 1 500 € pour une personne physique et de 7 500 € pour une personne morale. La transparence, sans démarchage, guide chaque dossier : recenser, justifier, déclarer, puis suivre. Cette discipline documentaire fait la différence entre une attestation validée et un dossier renvoyé.
Trois cas concrets de mise en conformité
Ces trois cas représentatifs, tirés d'opérations tertiaires standardisées, montrent comment le decret tertiaire deet obligation se traduit en chantier réel. Les montants sont indicatifs et servent de repères de dimensionnement.
Un immeuble de bureaux de 2 400 m² à Nantes, chauffé au gaz, année de référence 2019. Le programme a combiné une gestion technique du bâtiment, un relamping LED piloté et le remplacement de la chaufferie par une pompe à chaleur air/eau. Coût des travaux : 430 000 €. CEE mobilisés : environ 90 000 €. Baisse de consommation visée : 38 % à l'horizon 2030, méthode relative retenue.
Un commerce de 1 200 m² à Toulouse, forte consommation de froid et d'éclairage. Le plan a porté sur le froid commercial haute efficacité et l'éclairage LED, avec un pilotage centralisé. Coût des travaux : 180 000 €. CEE mobilisés : environ 48 000 €. Reste à charge ramené à 132 000 €, soit une baisse de 27 % de la facture initiale.
Un entrepôt logistique de 5 500 m² près de Limoges, année de référence 2021. Isolation de toiture, destratificateurs et ventilation pilotée ont constitué le cœur du programme, complété par une étude d'ombrières photovoltaïques au titre de la loi APER. Coût des travaux : 620 000 €. Baisse de consommation attendue : 42 % en 2030, méthode relative retenue après analyse des factures.
Comment Vertena accompagne votre obligation
Vertena est un artisan RGE Qualibat qui exécute ses chantiers en propre, sans intermédiation, et intervient sur douze régions depuis 2019. Face au decret tertiaire deet obligation, l'entreprise prend en charge la chaîne complète, de l'audit à la déclaration validée, avec un devis sous 48 heures et une visite technique sous 7 jours. Trois volets structurent cet accompagnement.
Audit et trajectoire. Vertena établit l'état des consommations, sélectionne la méthode et l'année de référence, et construit un plan d'actions hiérarchisé par temps de retour. Chaque geste est chiffré et rattaché à la fiche CEE correspondante, pour un objectif 2030 tenu sans mauvaise surprise.
Montage du dossier CEE et Fonds Chaleur. L'entreprise dépose les demandes d'aides avant l'engagement des travaux, condition de leur éligibilité, et sécurise le cumul autorisé. La complétude des pièces, sérieuse et vérifiée, soutient un taux d'approbation élevé sur les dossiers déposés.
Travaux et suivi OPERAT. Avec 47 chantiers ouverts par semaine et des délais de pose de 1 à 3 jours après visite, Vertena installe pompes à chaleur, isolation et éclairage performant, puis accompagne la déclaration annuelle sur OPERAT. Pour évaluer votre situation en quelques minutes, lancez un calcul rapide de votre obligation avant tout rendez-vous.
FAQ : decret tertiaire deet obligation
Le decret tertiaire deet obligation concerne-t-il les copropriétés ?
Oui, dès lors qu'une copropriété héberge des activités tertiaires sur une surface cumulée d'au moins 1 000 m², par exemple des commerces ou des bureaux en pied d'immeuble. L'obligation pèse alors conjointement sur les propriétaires et les exploitants. La répartition des tâches de collecte, de déclaration et de travaux se règle en assemblée générale et se formalise dans les baux.
Quelle est la date limite de déclaration sur OPERAT ?
La déclaration des consommations de l'année précédente doit être validée sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre de chaque année. Les consommations de 2025 se déclarent ainsi avant le 30 septembre 2026. Un dépôt tardif expose à une mise en demeure du préfet, avec trois mois pour régulariser avant sanction.
Quelles sanctions en cas de non-respect ?
Le défaut de déclaration entraîne d'abord une mise en demeure. Sans régularisation sous trois mois, le préfet peut publier le nom du contrevenant sur un site de l'État et prononcer une amende administrative de 1 500 € pour une personne physique et de 7 500 € pour une personne morale. La sanction reste modérée, mais l'atteinte à l'image d'une publication publique pèse davantage.
Peut-on choisir librement son année de référence ?
Oui, à condition qu'il s'agisse d'une année pleine postérieure à 2010 et qu'elle soit justifiable par des factures d'énergie réelles. Choisir une année à forte consommation facilite l'atteinte du pourcentage de baisse. Ce choix se documente soigneusement, car une année de référence non justifiée est le premier motif de rejet d'un dossier.
MaPrimeRénov' finance-t-elle un bâtiment tertiaire ?
Non. MaPrimeRénov', versée par l'Anah, est réservée aux logements résidentiels de plus de quinze ans. Les bâtiments tertiaires assujettis au décret mobilisent d'autres leviers : les certificats d'économies d'énergie (CEE), le Fonds Chaleur de l'ADEME et, pour certaines copropriétés à usage d'habitation, l'éco-prêt à taux zéro.
Faut-il un audit énergétique avant de déclarer ?
L'audit n'est pas juridiquement exigé pour la seule déclaration, mais il est indispensable en pratique. Sans état des lieux ni plan d'actions hiérarchisé, il est impossible de choisir la bonne méthode, de sécuriser l'année de référence et de tenir la trajectoire de 40 % en 2030. L'audit est le socle d'un dossier crédible.
Conclusion
Maîtriser le decret tertiaire deet obligation revient à traiter trois questions dans le bon ordre : quel périmètre est assujetti, quelle méthode et quelle année de référence choisir, et quelles aides mobiliser pour financer les travaux sans se tromper de dispositif. Le calendrier est clair, 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, et la sanction, bien que modérée, s'accompagne d'une publication publique qui n'épargne aucune structure. La donnée déclarée sur OPERAT devient la preuve vivante de la conformité, année après année. En sécurisant l'année de référence, la complétude des pièces et le cumul des aides, un gestionnaire transforme le decret tertiaire deet obligation en trajectoire maîtrisée plutôt qu'en risque subi.
À lire également :
- Préparer vos diagnostics, audits et accompagnement
- Vérifier votre éligibilité au décret tertiaire
- Comparatif décret tertiaire DEET
- Simulation chiffrée de votre obligation
- Cumul des aides pour le décret tertiaire
- Constituer un dossier complet et recevable
Sources :
- Éco Énergie Tertiaire (EET) : Ministère de la Transition écologique, 2024
- Arrêté du 10 avril 2020 relatif aux obligations de réduction des consommations d'énergie dans les bâtiments à usage tertiaire : Légifrance, 2020
- Article R174-22 du Code de la construction et de l'habitation : Légifrance, 2021
- La rénovation énergétique des bâtiments : Cour des comptes, 2024
- Bilan OPERAT des consommations d'énergie du parc tertiaire : Actu-Environnement, 2026
- Obligations d'ombrières photovoltaïques sur les parkings (loi APER) : Services de l'État dans l'Hérault, 2024
- CEE pour le secteur tertiaire : Hellio, 2026
- Tout savoir sur le décret tertiaire : EDF Entreprises, 2025